Sauvage pendant des siècles, il naquit, aux yeux des hommes vers
l'an 2000 avant notre ère dans l'immensité de l'empire Maya et
vit défiler toutes les grandes civilisations qui lui portèrent
une origine royale ou divine.

Mayas et Aztèques apprirent les propriétés hydratantes du beurre
de cacao, cette substance obtenue après plusieurs étapes de
transformation. Ce baume devint partie intégrante de la
pharmacopée pour cicatriser les gerçures et les brûlures, calmer
les ardeurs du soleil, soigner le foie et les poumons et comme
remède préventif contre les morsures de serpent.
Les Aztèques, pilaient les fèves de cacao issues des cabosses,
elles étaient ensuite grillées et concassées avec des épices et
de la cannelle.

Sous leur règne, la cabosse demeura un élément majeur social,
économique et religieux.
La fève de cacao, séchée, devint une monnaie d'échange et
remplaça le troc.
En 1502, Christophe Colomb accoste au Nicaragua. Vers la fin du
mois de Juillet, son bateau mouille au large de l'île de Guanaja
:
"Un grand bateau indigène de 25 rameurs vint à notre rencontre.
Leur chef, abrité par un toit, nous offrit des tissus, de beaux
objets de cuivre,
et des amandes qui leur servent de monnaie avec lesquelles ils
préparent une boisson"

Mais trop absorbé par la recherche du nouveau monde, et de la
route des Indes, il ne s'attarde pas aux "amandes".
En 1519, Hernan Cortes débarque sur les côtes du Tabasco. C'est
auprès de l'empereur Moctezuma qu'il goûte le chocolat chaud et
qu'il présume d'une découverte alimentaire.